mercredi 2 octobre 2019

Suicide de Christine Renon : plus jamais ça

Le geste désespéré de Christine le samedi 21 septembre, directrice de l’école Méhul à Pantin, bouleverse toute notre profession.

Par un courrier adressé à quelques personnes, notre collègue décrit le difficile exercice de son métier d’enseignante et de sa fonction de directrice. Elle y explique l’impossibilité de faire face, au quotidien, à l’ensemble de ses responsabilités malgré son profond attachement à sa mission, ses élèves et leurs familles comme à ses collègues. Sa lettre explique comment cette impossibilité de faire face a conduit à son épuisement puis à l’irréparable pour mettre un terme à sa souffrance devenue insupportable.

Avec les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, CGT-Educ’action, Sud-Education, en signant cette pétition, j’exprime ma plus vive émotion et mon soutien aux proches de Christine ainsi qu’à ses collègues, aux élèves et aux familles de son école, et exige qu’un chantier portant sur les conditions d’exercices de nos métiers à l’Education Nationale soit ouvert en urgence afin d’obtenir des mesures concrètes d’amélioration de nos conditions de travail.

mardi 5 mars 2019

CCPL recrutement de résidents

Les CCPL de recrutement des résidents en Italie se sont tenues ce jour. Peu de postes sont à pourvoir suite aux suppressions de résidents qui se poursuivent en Italie. Le SE-UNSA Italie et l'ensemble des organisations syndicales présentes en CCPL ont lu une déclaration liminaire dénonçant cette situation.
Pour des informations complémentaires concernant ces CCPL, n'hésitez pas à nous contacter en nous écrivant à l'adresse se.unsa.italie@gmail.com
- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Texte de la déclaration liminaire

M. le Conseiller Culturel, Mesdames et Messieurs les membres de la CCPL2,

Les commissaires paritaires de la CCPL2 représentants des personnels en Italie souhaitent se saisir de l’occasion qui est leur donnée aujourd’hui pour dénoncer des effets conséquents à la note de service du 13 septembre 2018 relative au recrutement et au détachement des personnels de l’AEFE à la rentrée 2019. Ils dénoncent les deux points suivants:
- l’obligation pour tout personnel d’avoir effectué 2 ans de services effectifs en tant que titulaire avant de pouvoir postuler sur un poste au sein de l’AEFE.
- l’impossibilité de cumuler plus de deux contrats de 3 ans pour les personnels résidents recrutés à la rentrée 2019. Cette mesure, qui constitue une modification substantielle dans la gestion des ressources de nos établissements, ayant été prise de manière unilatérale.
En effet:
Pour les agents locaux récemment titularisés, le texte rend désormais caduque la possibilité pour eux de bénéficier d’un contrat pourtant adapté à leur situation puisqu’ils sont déjà insérés dans la vie locale en Italie. Il s’agit d’agents impliqués parfois de longue date dans le fonctionnement de nos établissements et qui ont fait l’effort de se former pour répondre encore mieux aux exigences que requiert le métier d’enseignant dans notre réseau.
Les personnels titulaires sous contrat local subissent quant à eux une double peine. Là encore, la possibilité de pouvoir bénéficier du contrat qui leur correspond s’évapore sur le long terme, alors même que presque tous ont déjà des attaches fortes avec l’Italie. Pire, se pose également le problème du retour sous contrat local après les 6 ans de détachement.
L’application de ces deux mesures à la rentrée 2019 a donc pour conséquence directe de fragiliser encore davantage la situation de collègues déjà discriminés d’un point de vue contractuel.
Les agents titulaires sous contrat local, qui ont leur vie en Italie, ont vocation à bénéficier d’une situation contractuelle stable qui leur permette d’exercer leur métier sur un pied d’égalité avec leurs collègues et qui leur assure un avancement de carrière et une reconnaissance professionnelle à la hauteur de leur engagement dans leur métier. Nous demandons que l’AEFE et le MEN leur proposent des réponses sur le court et le moyen terme (accès à un contrat de “résident” qui ne s’éteint pas après quelques années, possibilité de bénéficier d’un détachement…)
Par ailleurs, nous demandons également que les collègues récemment titularisés, qui sont déjà retournés travailler sous contrat local dans leur établissement d’origine avant d’avoir effectué deux années de services effectifs comme titulaire en France, parce que leur vie les y appelait, bénéficient dès aujourd’hui d’une dérogation leur permettant de postuler sur un poste de résident dans ledit établissement. Cette mesure, qui devrait concerner finalement peu de collègues dans notre réseau, nous paraît tout à la fois juste et urgente.

D’autre part, nous tenons également à faire part de notre inquiétude quant au devenir des établissements français en Italie. Entre la rentrée 2018 et la prochaine rentrée 2019, nous déplorons à ce jour 10 suppressions de supports de titulaires : 6 à Milan, 3 à Rome et 1 à Turin, répartis entre le premier et le second degré, résidents et expatriés. Nous sommes d’autant plus inquiets que, malgré les paroles de l’Ambassadeur à ce sujet ou celles du directeur de l’AEFE, cette coupe sombre s’étend encore cette année. C’est une coupe inédite en Italie de par son ampleur. Ces suppressions génèrent un climat fortement anxiogène pour tous et fragilisent encore davantage les situations administratives de certains collègues. Elles ont aussi pour conséquence de faire porter aux familles une part encore plus importante du coût de  l’enseignement. Afin que nos élèves conservent un accès à un enseignement de qualité, dans les meilleures conditions possibles, en Italie, comme dans le reste du réseau, nous continuons aujourd’hui de réclamer une vision d’avenir pour l’AEFE, c'est-à-dire une stratégie claire, des moyens publics à la hauteur de la mission de rayonnement éducatif de ce réseau d’excellence, et un respect des personnels y travaillant et de leur statut d’emploi.

A ces suppressions massives de postes, viennent s’ajouter les refus de renouvellement de détachement. L’année dernière, une collègue à Milan en a subi les conséquences et s’est vue contrainte d’accepter un poste en contrat local.  En plus des difficultés évoquées au début de ce liminaire, elle doit désormais faire face à une nouvelle interruption de carrière et une baisse non négligeable de son salaire annuel. Cette année, un support de résident vacant à Milan représentait une possibilité pour elle de récupérer un détachement. Mais l’AEFE, contrairement à ses promesses de prendre en compte sa situation, a décidé de supprimer ce support lors du CT du 13 février, mettant un terme à cette possibilité d’un retour à la normale pour notre collègue. Ce n’est certainement pas de cette façon qu’on peut envisager un véritable dialogue social!

Finalement, nous nous devons d’évoquer les conditions de travail qui précèdent les CCPL de recrutement. Certes, la plateforme AGIRR et le SCAC ont permis aux commissaires paritaires d’avoir très tôt un accès direct à l’ensemble des dossiers de candidature. Cependant, cette année encore, les commissaires représentants du personnels n’ont pas pu accéder au détail du calcul des points attribués à chacun des postulants, contrairement à d’autres membres de la CCPL. Etant donné le nombre élevé de candidats chaque année et la complexité du barème, il nous a été impossible de contrôler individuellement ces calculs et la bonne prise en compte de tous les éléments dans chacun des dossiers. Cette asymétrie dans l’accès à l’information  nous semble inacceptable et peu propice à une étude sérieuse de l’ensemble des demandes. En conséquence, nous exigeons qu’à l’avenir l’AEFE nous garantisse une consultation complète des informations contenues sur la plateforme AGIRR, notamment concernant l’attribution des points, en respect du caractère paritaire des Commissions de recrutement.

Enfin, nous déplorons le choix qui a été fait de déléguer aux établissements le traitement des dossiers en amont de la CCPL. En effet, au delà d’une charge de travail accrue pour les personnels concernés, cette décision engendre des disparités de traitement, crée de facto une répartition artificielle des candidats en fonction de leur voeux et ne permet que très tardivement aux commissaires paritaires de travailler sur l’ensemble des dossiers en Italie.
Nous demandons donc également un retour à une centralisation des dossiers au SCAC pour les années à venir.

Nous vous remercions pour votre écoute.

lundi 1 octobre 2018

2ème heure sup’ imposée : pour nous, c’est non !

Prétextant compenser la suppression de 2600 postes d’enseignants du second degré, Jean-Michel Blanquer dit annoncer « une bonne nouvelle » en imposant une deuxième heure supplémentaire et augmenter ainsi le pouvoir d’achat de nos collègues.

Au SE-Unsa, nous ne sommes pas dupes : ce n’est pas une bonne nouvelle !

L’augmentation du temps de travail est une mauvaise solution, tant pour la qualité de l’accompagnement des élèves que pour la santé des collègues.
D’autant qu’un nombre d’élèves croissant est attendu au collège (+38000) et au lycée (+8000).
Est-ce le moment de fragiliser les équipes ?
Pour le SE-Unsa, c’est :
Non à l’obligation de faire deux heures supplémentaires !
Non aux suppressions de postes !
Nous vous invitons à signer et faire signer massivement notre pétition « Deuxième heure sup imposée : pour nous, c’est non ! »
Je signe la pétition en cliquant ici

Adhérez, réadhérez au SE-Unsa HDF!

C'est l'automne, adhérez, réadhérez au SE-Unsa HDF!
Cliquer ICI

Grève historique des Instituts Français en Italie

Le mercredi 26 septembre, tous les personnels de tous les Instituts Français en Italie étaient en grève. Il faut remonter au début des années 2000 pour retrouver un tel mouvement de mécontentement.
Depuis des années, les contrats de travail des personnels des Instituts sont en renégociation, afin d’instaurer de vrais contrats nationaux, d'améliorer les conditions de travail des personnels mais aussi pour uniformiser ces contrats sur toute l'Italie. L'accord avait été pré signé avec le service culturel de l'Ambassade, mais à posteriori, le Ministère des Affaires Etrangères vient de dire qu'il le refusait, car cela lui coûterait trop cher de le mettre en place (sans pour autant le chiffrer). Pourquoi alors avoir laissé se dérouler les négociations depuis des années ?
L'UNSA EDUCATION soutient tous les personnels dans leur action et demande au MAE de revoir son refus de mettre enfin en place de vrais contrats dans les Instituts Français.

mardi 11 septembre 2018

Problèmes fiscaux : procédure à suivre

Vous avez rencontré des problèmes avec votre fiche d'imposition 2018 ? Le SE-Unsa vous aide à revenir au taux d'imposition correct. Il vous suffit de suivre la procédure en suivant ce lien :
http://sections.se-unsa.org/HdF/spip.php?article1935

mardi 4 septembre 2018

Rentrée 2018 et problèmes fiscaux

Le Syndicat des Enseignants en Italie souhaite une excellente rentrée à tous les personnels en poste en Italie.
Pour vous syndiquer ou renouveler votre syndicalisation, cliquer sur ce lien : syndicalisation .
De nombreux collègues nous ont alerté le SE-Unsa Italie durant l’été et à cette rentrée sur leur situation fiscale surprenante. En effet, vous avez peut-être eu la désagréable surprise de constater que le montant de l’impôt demandé était démesuré au regard de votre situation personnelle.
Pour tenter de comprendre d’où provenait ces erreurs, notre correspondant de Londres a pris l’attache des services concernés à Noisy le Grand. Ainsi, il n’y a pas eu de traitement personnel cette année mais uniquement informatique, ce qui pourrait être une première explication de ce mauvais calcul. L’autre explication vient du fait que la déclaration ayant quelque peu changé cette année, il semblerait que les collègues aient pu commettre une erreur au moment de la saisie. Quoiqu’il en soit, si vous êtes confrontés à ce problème, il vous faudra contester le montant attendu, demander un nouveau calcul, et ne pas oublier également d’envoyer via votre boîte mail sécurisée des impôts une attestation de l’établissement stipulant le statut de fonctionnaire détaché en poste à l’étranger pour l’année 2017.
Il est aussi vivement recommandé de payer une partie du montant demandé (la moitié par exemple) en attendant que soit effectué le nouveau calcul. S’il y a un trop perçu il sera reversé. Ne pas payer entraînerait pour vous une majoration de 10%. Sur ce sujet, nous continuerons à nous montrer vigilants et à porter une attention sans relâche pour faire avancer ces dossiers dans votre sens.