samedi 4 avril 2020

Après la continuité, l’acharnement ?

Alors que les enseignants, les élèves, les familles sont sous pression depuis plusieurs semaines pour faire « la classe à la maison » et qu’ils ont tous besoin de souffler pour pouvoir tenir dans la durée, le ministre vient d’annoncer « les vacances apprenantes ». Le SE-Unsa dit non !

Bien sûr, il n’est pas question d’interdire aux enseignants qui le souhaitent de maintenir le lien avec leurs élèves. La continuité des échanges, les contacts rassurants, les rituels structurants, l’écoute attentive peuvent rester à l’ordre du jour pendant les vacances. Mais, pour le SE-Unsa, il n’est pas admissible que le ministre invite, sur un média grand public, les enseignants à continuer à « donner des devoirs » pendant les vacances de printemps, même « de façon modérée ». Les personnels, comme les élèves et leurs familles, ont non seulement droit à des vacances mais ils en ont besoin.

Le ministre se dit conscient du creusement des inégalités. Pour y remédier, il annonce sans aucune concertation avec les personnels « des cours particuliers pendant les vacances, à distance et gratuits, seuls ou en petits groupes ». Ainsi, les difficultés créées par l’enseignement à distance devront-elles être résolues par davantage d’enseignement à distance ? Ainsi, pourrait-on assurer pendant les vacances la continuité pédagogique qu’on n’a pas réussi à mettre en place pendant la période scolaire ? Ainsi, 6 heures de soutien à distance pendant les vacances pourraient-elles permettre de raccrocher les 5 à 8% d’élèves « perdus de vue » ?

Chaque intervention du ministre dans les médias se traduit par de nouvelles annonces, de nouvelles injonctions à faire toujours plus sans prise de recul sur cette « continuité pédagogique » dont tous les enseignants savent qu’elle peut être redoutable pour un très grand nombre d’élèves parce qu’il manque les interactions en classe, celles qui permettent d’identifier et de clarifier le sens des tâches accomplies et de transformer des contenus en connaissances et compétences.

À force de solliciter chaque jour davantage les personnels, en appelant toujours plus à leur engagement pour le Service public, le ministre court le risque de les épuiser totalement. Le SE-Unsa exige le respect des besoins de tous, élèves et enseignants, il exige le respect des vacances de printemps.

À la suite de ses annonces sur le soutien scolaire pendant les vacances, les fédérations de l’Éducation et la FCPE ont adressé un courrier commun au ministre.

Classes à examen en 2020

Le ministre de l’Éducation National vient de prendre une série de décisions sur la façon avec laquelle seront délivrés les diplômes cette année, en se basant sur le contrôle continu et l'assiduité. Cette solution, certes imparfaite, permet de garantir la poursuite des parcours des élèves. Elle oublie cependant le cas de ceux qui étaient en grande difficulté lors des deux premiers trimestres et qui comptaient sur les épreuves terminales pour obtenir leur diplôme.
A l'étranger, le plus gros problème va être lié à la reprise ou non des cours avant la fin de l'année scolaire.
Vous trouverez l'ensemble des dispositions mises en place par le ministère à l'adresse : https://www.education.gouv.fr/bac-brevet-2020-les-reponses-vos-questions-303348

mercredi 1 avril 2020

Fermetures jusque quand ? Bac ou pas bac ?

Toujours sans nouvelles sur les modalités des différents examens (brevet, e3c, épreuves finales de 1ère suite à l’arrêt d'une spécialité, contrôle continu, écrits et oraux du bac, épreuves expérimentales, oraux de rattrapage), vous pouvez cependant retrouver quelques points abordés sur le sujet par le ministre de l'Education Nationale lors de son passage le 30 mars sur une chaîne de radio. Merci aux amis du Café Pédagogique.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/03/31032020Article637212379588026743.aspx

mardi 24 mars 2020

Retour en Italie

Vous n’êtes pas en Italie durant cette période, mais vous allez devoir rentrer.
Un décret vous impose de rester en quarantaine pendant 14 jours et vous oblige à  le déclarer à votre ASL et à remplir un formulaire spécifique.

Réunion AEFE du 19 mars

Une réunion d’information se tenait ce jour avec l’AEFE pour faire à nouveau un point sur l’évolution de la situation liée à l’épidémie de Covid-19 (nous en sommes aujourd’hui à 468 fermetures d’établissements dans le réseau).
Pour les établissements fermés ou sur le point de l’être, nous rappelons que les enseignants ne sont pas tenus de se rendre quotidiennement dans leur établissement, leur présence n’est pas obligatoire. Il peut être demandé à certains collègues de venir, quand toutes les conditions de sécurité sont réunies, pour aider à la  mise en place de la continuité pédagogique. Une fois organisée, il n’y a plus de raison d’être présent dans l’établissement.
En ce qui concerne les calendriers scolaires: suite à nos diverses interventions sur le sujet, l’AEFE a rappelé aux établissements le cadre à respecter pour ce genre de procédure. Ainsi, il a bien été précisé qu’il n’y aurait pas de changement de calendrier scolaire pour des raisons pédagogiques, à partir du moment où la continuité pédagogique est assurée. Seule une raison impérative de sécurité peut être invoquée par le poste diplomatique, en liaison avec le chef d’établissement, pour justifier un tel changement.
Au niveau de la situation administrative des personnels, la grande majorité d’entre vous a du recevoir une autorisation exceptionnelle d’absence pour régulariser cette situation inédite (si ce n’est pas le cas, ne pas hésiter à nous contacter). Par rapport à ces autorisations se pose le cas de figure des collègues qui sont aujourd’hui en France et qui devront rentrer dans leur pays d’exercice au moment de la réouverture de leur établissement. Dans cette situation, les collègues se trouvant dans l’impossibilité de rejoindre leur pays d’affectation seront couverts par un ordre de mission (avec intégralité du salaire). Pour cela, les collègues concernés doivent se faire connaître et régulariser leur situation auprès de la DRH à l’adresse suivante (gestion.aefe@diplomatie.gouv.fr).
Nous avons également abordé les difficultés rencontrées par certains personnels, pas seulement sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan sécuritaire. A l’heure actuelle, l’AEFE conserve ses principes généraux en matière de retour en France. Des personnels (en particuliers les personnels vulnérables) peuvent, à titre individuel, demander une dérogation à cette règle (pour cela, il faut se rapprocher du proviseur). Ensuite, une étude au cas par cas sera effectué. Sinon, de façon générale, ce sont les ambassades qui prennent les décisions de maintien ou non de l’ensemble des ressortissants français dans le pays. A ce propos, une attention particulière est portée par les postes diplomatiques se trouvant dans les zones plus sensibles, et des décisions de rapatriement pourraient être prises si ces mêmes postes diplomatiques le jugent nécessaire.
En matière d’aide aux personnels, l’Agence étudie la possibilité d’élargir les dispositifs existants en matière de soutien psychologique (comme ceux proposés à Pékin ou dans certaines zones d’Afrique). A ce propos, nous souhaitons rappeler ici aux collègues qu’il n’est pas nécessaire de se mettre de pression supplémentaire. Personne ne doute (et le message de l’AEFE allait très clairement dans ce sens) de l’investissement et de l’engagement sans faille de chacun d’entre vous pour assurer au mieux vos fonctions. Alors, préservez-vous et usez de votre droit à la déconnexion.
Enfin, nous continuerons à vous tenir informés dès que nous aurons de nouveaux éléments en notre possession. Bon courage à toutes et tous.

samedi 21 mars 2020

Ressources et idées pour assurer la continuité pédagogique

Le SE-UNSA met à la disposition de tous les collègues un blog afin de les aider dans la mise en place de la continuité pédagogique.
A utiliser sans modération.
https://ecolededemain.wordpress.com/2020/03/08/ressources-et-idees-pour-assurer-la-continuite-pedagogique/
Cliquer sur le lien ci-dessus pour accéder à ce blog.

vendredi 20 mars 2020

Fermeture administrative des établissements français en Italie

Suite à la crise du Corona Virus qui secoue actuellement l'Europe, les établissement français en Italie sont en position de fermeture administrative jusqu'au dimanche 5 avril. Cette date pourra être amenée à évoluer dans le temps. Pour l'instant, aucune modification de l'actuel calendrier scolaire n'est à prévoir. Il est même difficilement envisageable que celui puisse se faire.

L'ensemble des professeurs de ces établissements assurent avec un très grand professionnalisme une continuité pédagogique, un travail à distance avec leurs élèves.
Beaucoup d'entre vous se posent des questions sur différents sujets. Certaines des réponses seront publiées comme article de ce blog. Mais nous ne pouvons que vous inviter à vous inscrire au forum que le SE-UNSA en Italie vient d'ouvrir afin d'échanger entre nous tous, de façon plus rapide, efficace et plus conviviale.

Une de ces questions concerne l'obligation de présence en Italie. La réponse est NON. Beaucoup d'entre nous sont d'ailleurs confinés dans les pays où ils se trouvent et ne peuvent pas forcément rejoindre leur domicile italien. L'AEFE, a communiqué sur le sujet :
"Pour ces collègues, l’Agence a établi ou établira des autorisations exceptionnelles d’absence qui couvriront la période de confinement ou de fermeture de l’établissement. Il s’agit simplement d’une mesure permettant de couvrir administrativement les personnels. Nous précisons que cette mesure n’aura aucune incidence sur le salaire de nos collègues concernés (pas de jour de carence non plus).
Pour les personnels de droit local, les mêmes mesures seront appliquées dans le respect des législations de chacun des pays impactés.
Pendant la durée de cette absence exceptionnelle, les enseignants sont invités à exercer leurs fonctions à distance et veilleront à respecter les préconisations sanitaires figurant sur le site internet de l’AEFE, sous réserve du respect des recommandations des autorités sanitaires locales."

En ce qui concerne les obligations de mise en place de la continuité pédagogique, le SE-UNSA Italie rappelle quand même qu’à l’impossible nul n’est tenu. Le contexte est suffisamment compliqué pour faire subir une quelconque pression sur les personnels. Nous cessons de répéter : il faut faire confiance à nos collègues, à leur professionnalisme et à leur engagement.
Enfin, à l’instar de ce qui se passe aujourd’hui en France, les enseignants restent mobilisables dans un cadre raisonnable.

En cas de difficulté, n'hésitez pas à nous écrire au se.unsa.italie@gmail.com