jeudi 10 septembre 2020

Protocole sanitaire : en cas de suspicion ?

Avant toute chose, le Se-Unsa Italie espère que votre rentrée a pu se dérouler dans de bonnes conditions quelles que soient les modalités mises en place.
En ce début d’année, et suite aux nombreuses sollicitations de nos collègues, nous avons interrogé la DRH de l’Agence sur le sujet qui continue de nous préoccuper et qui demande des éclaircissements concernant les procédures à suivre.

    Que se passe-t-il en cas de suspicion de contamination d'un enseignant ou d'un élève? Quelles sont les recommandations à suivre dans ce cas précis ? Est-il prévu un cadrage de l’AEFE sur cette question précise ?
--> Il n’y a pas de cadrage valable pour l’ensemble des établissements du réseau, le positionnement de ces derniers est en relation avec la législation du pays. Les règles fixées sont les règles définies par les autorités locales.
En revanche, chaque établissement doit à ce titre établir un protocole sanitaire, le présenter aux différentes instances et le diffuser. Ce schéma est en cours de réalisation dans certains établissements, pour d’autres ce travail a déjà été accompli et les procédures sont déjà définies.
Si vous constatez des dysfonctionnements ou si vous n’obtenez pas de réponses concernant certains cas de figure, n’hésitez pas à revenir vers nous pour que l’on puisse interroger directement l’AEFE.

    En cas de suspicion, si l'on demande à un collègue de rester à l'isolement (quatorzaine), quelle est sa position administrative ? Bénéficie-t-il d'une autorisation spéciale d'absence ? L'enseignement à distance se met-il en place de facto ?
--> Dans ce cas précis, et en cas de quatorzaine dans le pays d’affectation, l’agent bénéficiera d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) pendant laquelle il continuera à percevoir sa rémunération.
S’agissant du télétravail, il pourra être mis en place pendant cette période de quatorzaine sous réserve d’accord du chef d’établissement et de la volonté du collègue.

    Certains collègues, en cas de suspicion et pour respecter la quatorzaine, se sont mis en arrêt maladie. Dans cette situation, qu'en est-il du jour de carence ?
--> 
Les collègues concernés ne présentant pas de symptômes ou n'étant pas forcément malades, le perte de salaire liée à ce jour de carence est injustifiée. L'AEFE a-t-elle pris des dispositions en ce sens pour ne pas pénaliser des enseignants qui ne feraient que suivre des recommandations.
La suspension du délai de carence pour l'ensemble des arrêts maladie dans le secteur privé comme dans la fonction publique a pris fin le 10 juillet. Cette suspension était liée à l’état d’urgence instauré en mars 2020 (appliqué à compter du 24 mars 2020) et prolongé jusqu’au 10 juillet 2020.
Réglementairement, l’AEFE ne peut donc pas déroger à la loi, et se voit contrainte d’appliquer un jour de carence à partir du moment où il est établi un arrêt de travail.

Le SE-Unsa demande aux collègues de refuser de se mettre en arrêt de maladie (quand bien même ce serait les recommandations) et de solliciter une autorisation spéciale d’absence. Prenez contact avec nous si jamais vous rencontrez des difficultés liées à cette situation.

Bon courage à toutes et à tous

mardi 5 mai 2020

Retour en Italie à partir du 4 mai

Beaucoup de collègues sont restés bloqués en France suite aux mesures de confinement prises par l'Italie et la France. Depuis le 4 mai, un retour à son domicile italien est à nouveau possible (lire le décret du 4 mai, page 4, article I, 1.a que vous pouvez trouver et télécharger en cliquant ici).
Un ensemble de formulaires sont à compléter pour circuler en France et en Italie. L’Ambassade d'Italie à Paris propose une page dédiée à ces retours, constamment mise à jour en fonction de la situation. N'hésitez pas à la consulter et à y télécharger les certificats nécessaires. Site dédié de l'Ambassade d'Italie à Paris: cliquer ici ambparigi .
N'oubliez pas que, pour l'instant, le jour de votre retour, vous devez vous déclarer en quarantaine volontaire auprès des autorités sanitaires italiennes de votre région. Le site de l'ASL de la région Lombardie se trouve en cliquant ici ASL-Lomb-Rientri . Chercher ensuite le lien qui mène au formulaire en ligne.
Au 5 mai, voici les liens vers les certificats dont vous allez avoir besoin pour circuler. A une date ultérieure, se référer au site de l'Ambassade d'Italie ci-dessus. Pour d'autres questions, n'hésitez pas à nous contacter. N'oubliez pas d'avoir avec vous un certificat de travail italien (délivré par le secrétariat de votre établissement) et une pièce d'identité ou un document officiel qui justifie de votre résidence italienne.
Certificat français : attestation de déplacement dérogatoire
Autocertificazione obbligatoria di rientro in Italia
Autodichiarazone spostamenti (au 04/05/2020)

samedi 4 avril 2020

Après la continuité, l’acharnement ?

Alors que les enseignants, les élèves, les familles sont sous pression depuis plusieurs semaines pour faire « la classe à la maison » et qu’ils ont tous besoin de souffler pour pouvoir tenir dans la durée, le ministre vient d’annoncer « les vacances apprenantes ». Le SE-Unsa dit non !

Bien sûr, il n’est pas question d’interdire aux enseignants qui le souhaitent de maintenir le lien avec leurs élèves. La continuité des échanges, les contacts rassurants, les rituels structurants, l’écoute attentive peuvent rester à l’ordre du jour pendant les vacances. Mais, pour le SE-Unsa, il n’est pas admissible que le ministre invite, sur un média grand public, les enseignants à continuer à « donner des devoirs » pendant les vacances de printemps, même « de façon modérée ». Les personnels, comme les élèves et leurs familles, ont non seulement droit à des vacances mais ils en ont besoin.

Le ministre se dit conscient du creusement des inégalités. Pour y remédier, il annonce sans aucune concertation avec les personnels « des cours particuliers pendant les vacances, à distance et gratuits, seuls ou en petits groupes ». Ainsi, les difficultés créées par l’enseignement à distance devront-elles être résolues par davantage d’enseignement à distance ? Ainsi, pourrait-on assurer pendant les vacances la continuité pédagogique qu’on n’a pas réussi à mettre en place pendant la période scolaire ? Ainsi, 6 heures de soutien à distance pendant les vacances pourraient-elles permettre de raccrocher les 5 à 8% d’élèves « perdus de vue » ?

Chaque intervention du ministre dans les médias se traduit par de nouvelles annonces, de nouvelles injonctions à faire toujours plus sans prise de recul sur cette « continuité pédagogique » dont tous les enseignants savent qu’elle peut être redoutable pour un très grand nombre d’élèves parce qu’il manque les interactions en classe, celles qui permettent d’identifier et de clarifier le sens des tâches accomplies et de transformer des contenus en connaissances et compétences.

À force de solliciter chaque jour davantage les personnels, en appelant toujours plus à leur engagement pour le Service public, le ministre court le risque de les épuiser totalement. Le SE-Unsa exige le respect des besoins de tous, élèves et enseignants, il exige le respect des vacances de printemps.

À la suite de ses annonces sur le soutien scolaire pendant les vacances, les fédérations de l’Éducation et la FCPE ont adressé un courrier commun au ministre.

Classes à examen en 2020

Le ministre de l’Éducation National vient de prendre une série de décisions sur la façon avec laquelle seront délivrés les diplômes cette année, en se basant sur le contrôle continu et l'assiduité. Cette solution, certes imparfaite, permet de garantir la poursuite des parcours des élèves. Elle oublie cependant le cas de ceux qui étaient en grande difficulté lors des deux premiers trimestres et qui comptaient sur les épreuves terminales pour obtenir leur diplôme.
A l'étranger, le plus gros problème va être lié à la reprise ou non des cours avant la fin de l'année scolaire.
Vous trouverez l'ensemble des dispositions mises en place par le ministère à l'adresse : https://www.education.gouv.fr/bac-brevet-2020-les-reponses-vos-questions-303348

mercredi 1 avril 2020

Fermetures jusque quand ? Bac ou pas bac ?

Toujours sans nouvelles sur les modalités des différents examens (brevet, e3c, épreuves finales de 1ère suite à l’arrêt d'une spécialité, contrôle continu, écrits et oraux du bac, épreuves expérimentales, oraux de rattrapage), vous pouvez cependant retrouver quelques points abordés sur le sujet par le ministre de l'Education Nationale lors de son passage le 30 mars sur une chaîne de radio. Merci aux amis du Café Pédagogique.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/03/31032020Article637212379588026743.aspx

mardi 24 mars 2020

Retour en Italie

Vous n’êtes pas en Italie durant cette période, mais vous allez devoir rentrer.
Un décret vous impose de rester en quarantaine pendant 14 jours et vous oblige à  le déclarer à votre ASL et à remplir un formulaire spécifique.

Réunion AEFE du 19 mars

Une réunion d’information se tenait ce jour avec l’AEFE pour faire à nouveau un point sur l’évolution de la situation liée à l’épidémie de Covid-19 (nous en sommes aujourd’hui à 468 fermetures d’établissements dans le réseau).
Pour les établissements fermés ou sur le point de l’être, nous rappelons que les enseignants ne sont pas tenus de se rendre quotidiennement dans leur établissement, leur présence n’est pas obligatoire. Il peut être demandé à certains collègues de venir, quand toutes les conditions de sécurité sont réunies, pour aider à la  mise en place de la continuité pédagogique. Une fois organisée, il n’y a plus de raison d’être présent dans l’établissement.
En ce qui concerne les calendriers scolaires: suite à nos diverses interventions sur le sujet, l’AEFE a rappelé aux établissements le cadre à respecter pour ce genre de procédure. Ainsi, il a bien été précisé qu’il n’y aurait pas de changement de calendrier scolaire pour des raisons pédagogiques, à partir du moment où la continuité pédagogique est assurée. Seule une raison impérative de sécurité peut être invoquée par le poste diplomatique, en liaison avec le chef d’établissement, pour justifier un tel changement.
Au niveau de la situation administrative des personnels, la grande majorité d’entre vous a du recevoir une autorisation exceptionnelle d’absence pour régulariser cette situation inédite (si ce n’est pas le cas, ne pas hésiter à nous contacter). Par rapport à ces autorisations se pose le cas de figure des collègues qui sont aujourd’hui en France et qui devront rentrer dans leur pays d’exercice au moment de la réouverture de leur établissement. Dans cette situation, les collègues se trouvant dans l’impossibilité de rejoindre leur pays d’affectation seront couverts par un ordre de mission (avec intégralité du salaire). Pour cela, les collègues concernés doivent se faire connaître et régulariser leur situation auprès de la DRH à l’adresse suivante (gestion.aefe@diplomatie.gouv.fr).
Nous avons également abordé les difficultés rencontrées par certains personnels, pas seulement sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan sécuritaire. A l’heure actuelle, l’AEFE conserve ses principes généraux en matière de retour en France. Des personnels (en particuliers les personnels vulnérables) peuvent, à titre individuel, demander une dérogation à cette règle (pour cela, il faut se rapprocher du proviseur). Ensuite, une étude au cas par cas sera effectué. Sinon, de façon générale, ce sont les ambassades qui prennent les décisions de maintien ou non de l’ensemble des ressortissants français dans le pays. A ce propos, une attention particulière est portée par les postes diplomatiques se trouvant dans les zones plus sensibles, et des décisions de rapatriement pourraient être prises si ces mêmes postes diplomatiques le jugent nécessaire.
En matière d’aide aux personnels, l’Agence étudie la possibilité d’élargir les dispositifs existants en matière de soutien psychologique (comme ceux proposés à Pékin ou dans certaines zones d’Afrique). A ce propos, nous souhaitons rappeler ici aux collègues qu’il n’est pas nécessaire de se mettre de pression supplémentaire. Personne ne doute (et le message de l’AEFE allait très clairement dans ce sens) de l’investissement et de l’engagement sans faille de chacun d’entre vous pour assurer au mieux vos fonctions. Alors, préservez-vous et usez de votre droit à la déconnexion.
Enfin, nous continuerons à vous tenir informés dès que nous aurons de nouveaux éléments en notre possession. Bon courage à toutes et tous.